Parapente pour les nuls Novembre : Déjà des gros vols !

Mis à jour : 13/12/2021

1er décembre 2021 : Voilà déjà 15 jours que je suis arrivé. Etat des lieux.

Prise en main de la Supair Savage

L’an dernier j’avais fait de l’accompagnement pour un pilote qui m’avait demandé de le coacher sur les vols de distance du coin (Cf article : Décembre à Valle de Bravo).  Au bout de 3 jours j’ai mis fin à ma prestation commerciale :  je lui ai proposé de continuer à voler ensemble, mais que je n’avais plus grand’chose à lui apprendre. Il m’attendait souvent en haut du thermique, pendant que je galérais avec ma voile rincée. Il volait avec une Savage.  Il y a quelques jours, il a fait plus de 230 km au Brésil (mais il a changé d’aile depuis, pour être tout à fait honnête).

J’ai ensuite volé avec une M6 d’un collègue mexicain (Pony), histoire de pas être à la traîne. Vous trouverez les détails de mon analyse dans le même article.

J’adorais la Spice, mais parfois il faut voler avec d’autres voiles ou en changer pour se rendre compte qu’il y a d’autres voiles très bien sur le marché.
Exit la Spice, un peu trop fatiguée, il fallait vraiment que j’en change au bout de 400-500 heures.

Et puis il y eu ce vol magique d’Antoine Desvallées qui m’a fait rêver : Un départ de la Forclaz le matin, pour se jeter sur Entrevernes (décollage un peu confidentiel en face Est du lac d’Annecy), il remonte les Bauges, traverse la Savoyarde et fait demi-tour à Grenoble, revient sur le lac Annecy, contourne le Parmelan pour passer en face Ouest des Bornes, fait à nouveau demi-tour et pose au déco de la Forclaz pour récupérer sa voiture : 200 kilomètres.
Bref, j’aimerai bien le faire, et il a pas fait ça une Enzo, mais une…Savage !
Voici la trace :

Je ne dis pas que cela vient uniquement de la voile.
Comme on dit ici au Mexique :
« No es la flecha, sino el Indio » (ce n’est pas la qualité de la flèche, mais l’indien qui la tire et, sous-entendu, qui font la différence).

Déjà quelques jolis vols en solo

J’ai déjà pris quelques jours de repos, c’est-à-dire sans aller voler. Je sais, je vais passer pour un enfant gâté.
Mais entre le décalage horaire, une bonne turista (ici on appelle ça la revanche de Moctezuma), qui limite ton autonomie en vol, je n’ai pas volé tous les jours : Il faut s’économiser pour les plus de 3 mois de vols à venir, et la saison commence à peine. Cela dit, je vole suffisamment pour faire connaissance avec la Savage, qui m’apporte beaucoup de sérenité, dans une aérologie parfois musclée.
En fait la voile me plaît de plus en plus. J’étais tellement content il y a une semaine que j’ai même laissé un commentaire sur paraglidingforum.com.

Il y a quelque jours je suis parti vers Villa Victoria (évidemment cela ne vous dira rien, mais c’est loin et c’est de la « plaine »), avant de me décider à faire demi-tour, contré par le vent du Nord. Une première qui donne envie de s’y remettre, et déjà un plafond à 4250 mètres dans la confluence.

Pas plus tard qu’aujourd’hui je suis allé à Luvianos , et j’ai fait une bonne partie du retour : voir la photo d’illustration de cet article. C’est hors du terrain de jeu habituel, mais je l’ai déjà fait l’an dernier. En revanche il faut toujours que je boucle !

Et puis il y a eu ce retour à Valle de Bravo en traversant le lac super bas : Je pense pas que ce soit un exemple à suivre (risque de noyade), mais je partage quand-même.

L’occasion de mettre en pratique le point stationnaire, déjà évoqué dans un article.

Et en biplace

Pas encore de cours de parapente, mais déjà quelques biplaces.
Celui-ci était mémorable, car avec un passager surexcité par son vol, alors j’ai monté une vidéo :

La Malinche Fly inn

Au moment où j’écris ces lignes, je me trouve à Tenancingo.

Un site idéal pour pratiquer le top-landing. Les locaux organisent un « fly-inn », une sorte de rassemblement de pilote. Déjà 45 pilotes inscrits pour un site qui ne connait pas l’affluence de Valle de Bravo d’habitude.
Après le vol d’échauffement du soir, on a eu droit à une cérémonie chamane pour bénir l’évènement.


Cérémonie chamanique
Cérémonie chamanique au décollage de Tenancingo.

 

A propos de l'auteur :

Condorito

Parapentiste depuis plus de 20 ans, je suis le créateur de ce site. Moniteur à l'école de parapente des Grands Espaces, sur Annecy, je migre l'hiver à Valle de Bravo (Mexique). Hasta pronto ! Plus d'infos
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